Tumeur colorectale

Tumeur colorectale

Les polypes, initialement bénins, qui se forment au niveau du côlon ou du rectum, sont susceptibles de se transformer en tumeurs cancéreuses au bout de quelques années. Il s’agit là de la principale cause du cancer colorectal, qui est de loin le cancer digestif le plus fréquent. Sa détection se fait généralement au cours d’un dépistage organisé tous les 2 ans par l’Assurance Maladie pour les individus âgés de 50 à 74 ans. La prise en charge du cancer colorectal est essentiellement chirurgicale, l’intervention étant complétée par de la chimiothérapie en aval, mais aussi parfois en amont.

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Tumeurs et cancer colorectal

Le côlon et le rectum forment la dernière partie du tube digestif. A l’intérieur de ces deux structures peuvent se former des tumeurs bénignes appelées polypes, qui correspondent à des lésions en relief de la muqueuse qui tapisse ces parties du tube digestif. Leur taille et leur forme sont variables et ils peuvent être catégorisés en fonction des cellules de la muqueuse à partir desquelles ils se développent. Les plus fréquents (environ 2/3 des polypes colorectaux) sont les polypes adénomateux. Ils se forment par prolifération des cellules des glandes situées dans la muqueuse du côlon et du rectum.

Néanmoins, si les polypes colorectaux sont de nature bénigne au moment de leur formation et au cours des quelques années qui suivent, il est aujourd’hui prouvé que leur transformation en tumeurs cancéreuses est relativement fréquente et qu’ils sont en fait l’une des causes principales des cancers colorectaux. Ces derniers apparaissent au niveau du rectum dans environ 60% des cas.

Cancer colorectal : épidémiologie

En France, en 2023, plus de 47 000 nouveaux cas de cancers colorectaux ont été diagnostiqués. Ce chiffre place de loin cette pathologie au premier rang des cancers digestifs. Après ceux de la prostate et du poumon, il s’agit du troisième cancer le plus fréquent chez les sujets masculins et du deuxième chez les femmes, après le cancer du sein.

On estime que 95 % des cancers colorectaux se manifestent chez des individus âgés de plus de 50 ans et l’âge médian au diagnostic est de 70 ans. Les hommes sont en proportion légèrement plus touchés que les femmes puisqu’ils représentent 55% des cas.

Les causes du cancer colorectal

Dans environ 80% des cas, le cancer colorectal se développe à partir de polypes adénomateux. Lorsqu’il a lieu, le passage d’un état initial bénin à un caractère cancéreux se fait en plusieurs années (entre 5 et 10 ans). Cette transformation est sous la dépendance du degré d’exposition à certains facteurs de risque.

Ils incluent la sédentarité, le manque d’activité physique, une alimentation pauvre en fruits, légumes et fibres, mais riche en viande rouge, le surpoids, le tabagisme et la consommation excessive d’alcool. Enfin, certaines maladies inflammatoires chroniques, comme la maladie de Crohn, augmentent la probabilité de développer un cancer colorectal.

Quels sont les symptômes du cancer colorectal ?

Les symptômes du cancer du côlon se manifestent de manière progressive, en fonction des stades d’évolution de la maladie. Parmi ces signes évocateurs figurent des douleurs abdominales, du sang dans les selles (selles noires), une constipation soudaine ou qui s’aggrave, une diarrhée qui se prolonge malgré les traitements, un besoin fréquent d’aller à la selle et la présence d’une masse au niveau de l’abdomen.

Cela s’accompagne de fatigue, et d’une dégradation de l’état de santé général, caractérisée par une perte de poids et d’appétit.

Comment diagnostiquer le cancer colorectal ?

Le taux d’incidence élevé du cancer colorectal fait qu’il est l’objet de campagnes de dépistage gratuites organisées et intégralement prises en charge par l’Assurance Maladie. Tous les 2 ans, les assurés âgés de 50 à 74 ans sont invités à réaliser un test dont le principe est de détecter la présence de sang dans les selles.

En cas de résultat positif, une coloscopie est effectuée pour détecter des tumeurs avant qu’elles ne dégénèrent en cancer ou diagnostiquer un cancer colorectal à un stade peu évolué, ce qui accroît considérablement les chances de guérison.

Quand il n’est pas détecté au cours de l’une les campagnes de dépistage évoquées plus haut, le diagnostic du cancer colorectal démarre par une consultation au cours de laquelle le praticien se renseigne sur d’éventuels facteurs de risque, symptômes et antécédents. Il se livre ensuite à un examen clinique du patient.

Celui-ci comporte notamment un toucher rectal, qui permet de détecter la tumeur, si elle se situe à moins de 8 cm de l’anus.

Ensuite, l’examen principal consiste en une coloscopie. Cette intervention, réalisée sous anesthésie générale, permet de visualiser les polypes et de réaliser une biopsie dont l’analyse ultérieure des prélèvements confirme ou non l’existence d’un cancer.

S’il le juge nécessaire, le praticien peut retirer des polypes sur le même temps opératoire. D’autres examens peuvent parfois s’avérer nécessaires pour évaluer l’éventuelle propagation du cancer aux ganglions lymphatiques et à d’autres organes éloignés.

Cancer colorectal : chirurgie et traitements associés

Le traitement du cancer colorectal varie en fonction du degré de progression de la pathologie et de l’état général du patient. Il est discuté et décidé par un panel multidisciplinaire de médecins (chirurgien, gastro-entérologue, oncologue, anatomopathologiste, et radiologue…).

La chirurgie est le principal traitement du cancer colorectal. Pour les cancers débutants et très superficiels, elle peut consister en une résection endoscopique de la tumeur. Dans les autres cas, l’intervention est plus invasive et est réalisée par laparotomie (ouverture de la paroi abdominale) ou par cœlioscopie, afin de retirer une partie du côlon (colectomie partielle) ou du rectum, là où se trouve la tumeur.

Généralement, le chirurgien retire aussi les ganglions lymphatiques voisins (curage ganglionnaire) avant d’entamer une reconstruction, en joignant bout à bout les parties saines de l’intestin. Lorsque cela n’est pas possible, l’intestin est alors relié à une ouverture abdominale équipée d’une poche. Selon les cas, cette colostomie est permanente ou temporaire.

Par ailleurs, une intervention chirurgicale peut également être proposée pour l’ablation de métastases hépatiques.

Dans certains cas, une chimiothérapie doit être réalisée avant la chirurgie. Ce type de traitement est aussi nécessaire après l’intervention, pour éviter le risque de propagation et de récidive, ou bien dans le cas de cancers métastatiques. La radiothérapie peut aussi intervenir dans le cadre de la prise en charge de ces derniers. Elle est sinon plutôt utilisée pour traiter certains cancers du rectum.

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